Accueil > Présentation > Histoire et Patrimoine

Histoire et Patrimoine

              Assurer un service public de haute qualité à la population monégasque, mais aussi à celles des communes françaises limitrophes, liées historiquement, a été le fait d’hommes ouverts aux idées novatrices et souvent précurseurs eux-mêmes.

             Cela ne s’est pas accompli sans efforts, sans une constance, sans une évolution et une adaptation à des techniques nouvelles, ainsi qu’aux grands projets attestant du dynamisme de la Principauté.

             La sécurité des personnes et des biens a toujours été une préoccupation première des Princes. Cette priorité n’allait pas sans la création d’une organisation en adéquation avec la formation d’hommes, dont les qualités devaient s’avérer sans failles.

             Dès 1865, SAS Le Prince Charles III confie cette mission à une succession de Corps constitués dont l’une des charges sera « l’extinction des incendies et la préservation des biens ». Cette « MILICE NATIONALE », à laquelle succéderont les « GARDES du PRINCE », puis la « COMPAGNIE MIXTE », sera l’embryon de la « Compagnie des Sapeurs-Pompiers » organisée militairement et que nous connaissons aujourd’hui.

La Milice Nationale 1865-1870

L’ordonnance souveraine N° 300 du Prince CHARLES III du 08 avril 1865 crée une Milice Nationale armée.

 

Cette milice est instituée pour le maintien de l’ordre et de la tranquillité publique. Des sections de cette milice sont spécialement chargées :

  •  de l’extinction des incendies et de la préservation de la propriété,
  • du service de l’artillerie.

                

Elle comprend :

  • deux compagnies de gardes nationaux totalisant 76 hommes,
  • une section d’artilleurs composée de 10 hommes,
  • une section de sapeurs-pompiers composée de 24 hommes dont deux sergents, deux caporaux, vingt sapeurs et un tambour.

 

Les sapeurs-pompiers étaient principalement choisis parmi les citoyens monégasques exerçant des professions en relation avec la construction  des bâtiments, permettant ainsi l’entretien des locaux. La Milice sera dissoute par Ordonnance Souveraine du Prince CHARLES III, le 10 juin 1870.

 

Les Gardes du Prince 1870-1881

  L’Ordonnance Souveraine N° 584 du Prince CHARLES III du 11 juin 1870, crée les « Gardes du Prince ». Il s’agit d’un « Corps de troupe destiné à la garde de Notre Personne ».

Il décide qu’une partie de la troupe des gardes du Prince fera alors office de pompiers. Pour ce faire, une section des gardes du Prince de 25 hommes, commandée par un adjudant est exercée au maniement de la pompe à incendie.

La Compagnie Mixte 1881-1909

 

L’ordonnance souveraine N° 1254 du Prince CHARLES III du 5 mai 1881, crée dans la Principauté une compagnie de sapeurs-pompiers. Cette compagnie a pour missions d’éteindre les incendies mais aussi de concourir à un service d’ordre ou de sauvetage.

 La compagnie des sapeurs-pompiers est placée sous l’autorité du maire et du gouverneur général. Elle se compose  de 49 hommes dont un capitaine-commandant, un lieutenant, deux sergents, six caporaux , deux clairons et trente-sept sapeurs-pompiers sous le commandement du colonel, commandant supérieur des gardes et carabiniers, le Colonel de SAINTE-CROIX.

 Cette ordonnance stipule que les officiers seront  nommés par ordonnance souveraine et que les sous-officiers et caporaux le seront par le Colonel, sur les présentations hiérarchiques. Cette troupe n’était pas armée, elle était pour la plus grande partie à la solde de la Société des Bains de Mer, où elle exécutait en même temps un service permanent de garde. C’était une organisation mixte essentiellement civile.

  

Elle est répartie en quatre secteurs :

  • 1er secteur : MONACO-VILLE, poste situé au coin de la rue Basse et de la place du Palais pour assurer le service d’incendie dans monaco-ville. Un caporal et cinq sapeurs dont un clairon.Deux sapeurs sont en permanence au musée océanographique, qu’ils ne  peuvent quitter sous aucun prétexte.
  • 2ème secteur : CONDAMINE : poste situé à la buanderie des Thermes VALENTIA, boulevard de la Condamine. Un caporal et quatre sapeurs dont un clairon, pour assurer le service d’incendie à la Condamine.
  • 3ème secteur : SAINT-MICHEL, poste des Magasins Généraux de la Société des Bains de Mer, impasse de la Fontaine. Un caporal et deux sapeurs dont un clairon,  pour assurer le service d’incendie dans les quartiers de la Costa, Peireira, et Saint-Michel.
  • 4ème secteur : CASINO. Un lieutenant, un sergent-major, un adjudant, deux sergents, deux caporaux et 35 à 40 sapeurs dont deux clairons, chargés plus spécialement de la surveillance du Casino et de ses dépendances.Pendant les représentations théâtrales, 24 hommes sont de faction : 12 à l’intérieur et 12 à l’extérieur. Ce poste assure également le service d’incendie dans les quartiers de Monte-Carlo, du Carnier, des Moulins, de la Rousse, du Ténao, et de Saint-Roman, et intervient en renfort pour les autres postes.

En plus des bâtiments de la SBM, un caporal et un sapeur assureront un service d’incendie au théâtre des Variétés moyennant rétribution versée par la direction du théâtre à la masse commune de la compagnie ( décision du conseil d’administration de la SBM en date du 21 février 1899).

 Le 2 septembre 1902 la compagnie mixte s’élève à 100 hommes. Les personnels sont tenus d’habiter soit dans la Principauté, soit sur le territoire des communes limitrophes, et ne doivent sous aucun prétexte s’absenter sans une permission régulière.

Cette compagnie  ne donne pas entièrement satisfaction aux autorités monégasques. Aussi, un exercice est organisé  au Palais le 29 novembre 1907, à l’initiative du gouverneur général. Le résultat sera plus que préoccupant et le Prince Souverain fera effectuer une étude par le Commandant Ingénieur CORDIER du régiment des Pompiers de Paris .

Son rapport détaillé et précis  sur le service d’incendie de la Principauté de Monaco en date du 16 mars 1908 se conclut en ses termes :

 « En résumé, les améliorations principales à apporter au service d’incendie de la Principauté sont les suivantes :

- compléter les canalisations d’eau pour le service d’incendie,

- créer un corps spécial d’une trentaine de sapeurs-pompiers casernés et le  munir d’un matériel automobile,

- établir un réseau d’avertisseurs,

- compléter les mesures préventives du théâtre ».

Ce même officier sera chargé par SAS le Prince de Monaco de s’assurer de la protection contre l’incendie du théâtre de Monte-Carlo. Le commandant CORDIER sera promu colonel et commandera le Régiment des sapeurs-pompiers de Paris de 1912 à 1919). 

La Compagnie des sapeurs-pompiers                

L’ordonnance souveraine N° 1778 de SAS Le Prince ALBERT 1er  du 19 juin 1909, crée dans la Principauté une compagnie de sapeurs-pompiers organisée militairement.Elle précise notamment,  que les personnels seront logés en caserne ( qui à cette date n’est pas encore construite), mais aussi que les autorisations de mariage ne pourront être accordées à un nombre d’hommes supérieur à la moitié de l’effectif .Cette précision est d’autant plus importante qu’elle conditionnera bien évidemment le dimensionnement du casernement à venir.

 Cette compagnie comprend les effectifs théoriques ci-après :

  • un capitaine,
  • un lieutenant,
  • un adjudant,
  • un sergent-major,
  • quatre sergents,
  • huit caporaux,
  • vingt sapeurs de première classe,
  • vingt sapeurs de deuxième classe,
  • deux clairons.

Soit 58 hommes dont deux Officiers.

Ces dispositions ne seront effectives que bien après la deuxième guerre mondiale. Elle est commandée et administrée par le capitaine mais placée sous les ordres du Colonel, Commandant Supérieur, qui possède toutes les prérogatives des chefs de Corps.

Les personnels sont recrutés soit parmi les sapeurs-pompiers issus de la compagnie mixte, soit parmi tous les autres candidats étrangers.

En raison de cette création le conseil d’administration de la SBM du 10 janvier 1910 décidera de réduire le nombre de ses pompiers et d’organiser à leur place une compagnie de « Gardes d’incendie » composée de 76 hommes.

Dans le règlement de service intérieur des gardes d’incendie et des gardes de nuit datant du 4 novembre 1913 et en vigueur à compter du 1er décembre de cette même date, l’article 2 précise que la Compagnie est « militairement organisée et comprend : un chef de service, un sous-chef, un sergent-major, un sergent-fourrier, quatre sergents, huit caporaux, un caporal mécanicien, des gardes, en nombre approprié aux besoins.(….) »

Les sapeurs sont exemptés des périodes d’instructions auxquelles sont soumis les camarades de leur classe, en France, parce que la compagnie est militarisée.

Il est donc du devoir de leurs chefs, de maintenir leurs subordonnés en état de défendre leur pays d’origine, s’il était menacé.

Les sapeurs-pompiers de Monaco sont donc depuis leur création armés et ils paieront un lourd tribut dans le cadre du conflit mondial de 1914-1918.

 Le premier Commandant de Compagnie…

Né le 11 mars 1871, à Néris les Bains dans l’Allier, il s’engage au Régiment des pompiers de Paris comme sapeur de 2ème Classe le 3 octobre 1891, et gravit la hiérarchie jusqu’au grade de sergent  le 1er avril 1894. 

Il intègre alors l’Ecole Militaire d’Infanterie le 1er avril 1896, puis le 24ème Bataillon de Chasseurs à pied avec le grade de sous-lieutenant. A nouveau affecté au Régiment des pompiers de Paris le 8 février 1899 avec le grade de sous-lieutenant,  il est promu lieutenant le 1er avril 1899 et affecté à la 8ème Compagnie (Carpeau).

Mobilisé lors du conflit de 14-18 le 2 août 1914, il rejoint en qualité de Capitaine de réserve, le 299ème Régiment d’Infanterie 5ème Bataillon.

Elevé au grade de Chef de Bataillon le 8 avril 1916 ( Journal de Monaco du 2 mai 1916 ), il sera tué « à l’ennemi » dans l’OISE, le 12 août 1918, à l’âge de 47 ans.

 

L'insigne du Corps des Sapeurs-Pompiers

Marque de reconnaissance, de fierté et d’appartenance, le port d’un insigne de Corps est un symbole fort.

Il sera porté pour la première fois, à l’Avènement du Prince RAINIER III en 1949, agrafé directement sur la vareuse de la tenue de sortie et du côté droit.

L'insigne actuel a été mis en service en 1958 par décision Souveraine.

Supporté par une patte de cuir, il se porte au bouton de la poche droite de la tenue de sortie et se compose de l’écu aux couleurs rouge et blanche, provenant de la légende de Sainte Dévote qui est arrivée à Monaco vêtue d’une robe blanche tâchée de sang.

L’écu est surmonté de la couronne Princière et entouré de flammes.

L’ensemble est sommé de deux haches d’incendie avec l’inscription : « Sapeurs-Pompiers de Monaco ». 

 

 

 

 

Le Fanion

 L' Unité est dotée d’un fanion depuis 1950 qui symbolise la fierté et l'honneur du Corps mais aussi son dévouement au Prince Souverain et à Son pays.

 Le chef de Corps l'a reçu des mains du Prince RAINIER III dans la cour de la caserne du quartier des Monéghetti en même temps que les médailles de son Avènement.

C’est à cette occasion que notre devise fera officiellement son apparition :  «  COURAGE, DEVOUEMENT, SACRIFICE »

Le fanion a été décoré de l' Ordre de Saint Charles par Ordonnance Souveraine N° 2229 du Prince Albert II le 19 juin 2009 à l'occasion de la célébration du centenaire du Corps des sapeurs-pompiers, en récompense des services rendus à la population.

 

La Force Publique

Elle est créée par l'Ordonnance Souveraine N° 8017 du Prince Rainier III en date du 1er juin 1984 portant statut des militaires de la Force Publique.

Elle est composée du Corps des Carabiniers du Prince et du Corps des Sapeurs-Pompiers.

 

Le contenu de cette page est tiré du livre du CENTENAIRE du Corps des sapeurs-pompiers de MONACO. Pour plus d'informations :

 

http://www.pompiers.gouv.mc/Presentation/Histoire-et-Patrimoine

Article de bienvenue

On affiche le Chapeau de l'article directement dans le bloc de la page d'accueil. On peut utiliser "normalement" la mise en forme mis à notre disposition : Le gras, l'italique.

Et même des listes :

  • liste
  • liste
  • liste

On peut aussi faire des
retours à la ligne là où on le souhaite !